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Harcèlement scolaire : repérer les signaux et accompagner son enfant

 

Le harcèlement scolaire est un sujet sensible et difficile à aborder pour de nombreux enfants. Pour les parents, il peut être encore plus délicat de détecter les signes, souvent subtils, d’un mal-être ou d’une situation de violence répétée. Pourtant, être attentif à ces signaux et savoir comment accompagner son enfant est essentiel pour prévenir des conséquences émotionnelles et sociales durables.

Il est important de garder à l’esprit que certains changements dans le comportement d’un enfant peuvent relever de son développement naturel ou de sa personnalité. Cependant, certaines attitudes, même subtiles, ne doivent pas être ignorées. Les enfants, en particulier les préadolescents, traversent une période de transformations physiques et émotionnelles : certaines inquiétudes sont normales, mais d’autres peuvent indiquer un mal-être ou des situations difficiles à l’école.

Comprendre le harcèlement scolaire

Le harcèlement scolaire se définit par des comportements répétés d’intimidation, d’exclusion ou de violence, exercés par un ou plusieurs pairs. Il peut être physique, verbal, psychologique, ou numérique (cyberharcèlement). Les conséquences sur l’enfant varient selon sa personnalité, son environnement familial et le soutien qu’il reçoit, mais elles touchent presque toujours l’estime de soi, la motivation scolaire et la santé mentale.

L’objectif des parents n’est pas seulement de résoudre les conflits extérieurs, mais de créer un espace sécurisant et aimant où l’enfant se sent écouté et compris. Même si l’enfant ne parle pas immédiatement de harcèlement, les signes sont souvent présents dans son comportement quotidien

Signaux visibles et subtils à surveiller

Certains signes sont assez directs :

  • Réticence ou refus d’aller à l’école,
  • Plaintes fréquentes de maux de ventre, de tête ou troubles du sommeil,
  • Perte ou dégradation régulière de ses affaires personnelles,
  • Changements d’humeur importants : tristesse, anxiété, irritabilité ou isolement.

D’autres signes sont plus subtils mais révélateurs d’un mal-être :

  • Baisse progressive des résultats scolaires,
  • Retrait de ses passions ou activités habituelles,
  • Nervosité excessive ou réactions disproportionnées à des situations mineures,
  • Difficulté à exprimer ses émotions ou à parler de sa journée.

Ces signaux, pris dans leur ensemble, peuvent indiquer que l’enfant traverse une période difficile ou subit des pressions qu’il n’ose pas partager.

L’importance de valider les émotions

Une campagne récente du gouvernement rappelle un point essentiel : les jeunes veulent être écoutés et compris. Ils ont besoin de savoir que leurs émotions sont légitimes et que l’adulte ne les jugera pas. Valider les émotions ne signifie pas résoudre les problèmes immédiatement, mais créer un espace où l’enfant se sent libre d’exprimer sa colère, sa tristesse ou sa peur.

Vous pouvez essayer de lancer le dialogue directement avec lui, par exemple en lui disant :

« Je comprends que tu sois en colère ou triste, c’est normal de ressentir cela. »

« Je suis là pour t’écouter, tu peux me dire ce que tu ressens sans crainte. »

Si l’enfant n’est pas réceptif ou peine à verbaliser ce qu’il ressent, vous pouvez proposer des activités qui permettent d’exprimer ses émotions de manière indirecte et créative : écriture, peinture, musique, dessin ou tout autre moyen artistique. Ces activités aident l’enfant à mettre des mots ou des formes sur ses émotions, les rendre plus compréhensibles et lui donner une meilleure perspective sur ce qu’il ressent.

Cette approche permet à l’enfant d’apprendre que l’expression de ses émotions ne conduit jamais à des sanctions ou au jugement, tout en développant progressivement sa confiance en lui et sa résilience, même face à des situations difficiles à l’école ou dans son environnement social.

Activités pour renforcer l’estime de soi des préadolescents

Pour les enfants en préadolescence, l’estime de soi peut être fragile. Les parents peuvent proposer des activités simples mais puissantes pour l’aider à se sentir capable, compétent et valorisé :

  1. Projets créatifs : peinture, écriture, musique ou bricolage. Ces activités permettent à l’enfant de produire quelque chose de tangible, renforçant la confiance en ses compétences.
  2. Sports et activités physiques : le sport favorise le bien-être mental, la gestion du stress et la confiance corporelle. Participer à une activité en groupe permet aussi de développer des compétences sociales.
  3. Jeux coopératifs ou de société : ces moments offrent l’opportunité de réussir ensemble, de résoudre des problèmes et de renforcer l’estime par la réussite et le fair-play.
  4. Journal des émotions : inviter l’enfant à écrire ou dessiner ce qu’il ressent chaque jour l’aide à mettre des mots sur ses émotions et à mieux les comprendre.
  5. Moments de dialogue réguliers : instaurer un rituel de discussion quotidienne (au dîner ou avant le coucher) pour parler de la journée, des réussites et des difficultés, sans jugement ni pression.

Ces activités permettent non seulement de renforcer l’estime de soi, mais aussi de créer des occasions d’échanges sur les difficultés rencontrées à l’école ou dans la vie sociale.

Le rôle des parents : aimer, écouter, guider

Être parent ne signifie pas résoudre tous les problèmes à la place de l’enfant, mais l’accompagner avec amour et constance. Écouter, comprendre et guider sont les outils les plus puissants. Rappelez-vous que vous êtes aussi humain et que vous pouvez faire des erreurs. La mission principale est de créer un environnement sécurisant où l’enfant se sent aimé et accepté, quelle que soit la situation.

Pour soutenir cet accompagnement, les parents peuvent intégrer des outils naturels pour le bien-être émotionnel :

  • Huiles essentielles : diffusées à la maison ou via bracelets diffuseurs, elles aident à instaurer une atmosphère calme et rassurante.
  • Mélanges de Fleurs de Bach pour enfants : adaptés selon les problématiques rencontrées (stress, confiance en soi, etc. ), ils peuvent compléter le soutien parental et favoriser la sérénité et la gestion des émotions.

Ces approches aident l’enfant à se sentir plus serein et capable d’exprimer ses émotions sans crainte.

Vers une approche proactive et bienveillante

Le harcèlement scolaire est complexe, mais il n’est pas insurmontable. Observer les signaux, valider les émotions, proposer des activités de renforcement de l’estime de soi et créer un dialogue bienveillant sont des étapes essentielles. En combinant écoute, soutien émotionnel et activités concrètes, les parents peuvent aider leur enfant à développer résilience, confiance et capacité à exprimer ses émotions, même face à des situations difficiles à l’école ou à l’extérieur.

 
Publicado en: FLEURS DE BACH

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